Pour le meilleur — Extrait de roman
*Pour le meilleur* est un extrait de l’un de mes manuscrits, un roman situé en 1829, dans un bourg proche de la frontière savoyarde. Louis Lebrun, marchand de tissus lyonnais, ferme exceptionnellement son stand pour se rendre chez Sophie Escoffier, jeune couturière orpheline, sous prétexte de faire recoudre une veste déchirée. Dans l’atelier, leur échange commence par un jeu de politesse et de sous-entendus, avant de devenir plus personnel. Sophie le provoque, le déstabilise, puis laisse échapper quelque chose de son histoire. Autour d’eux, les convenances sociales, la différence de rang, la famille et les gestes du quotidien donnent peu à peu un autre poids à ce qu’ils se disent. Avec cet extrait, j’ai voulu travailler une romance historique réaliste, où l’attirance ne passe pas par une grande déclaration, mais par des regards, des silences, des maladresses et des gestes presque trop naturels. Je voulais saisir ce moment où deux personnages commencent à se reconnaître, tout en restant retenus par leur époque, leur rang et ce qu’ils n’osent pas encore se dire.
