FREAKS
C'est une bande dessinée réalisée dans le cadre d'un concours organisé par le CROUS, cette année le thème est "Fierté", j'ai donc proposé cette bande dessinée qui traite de l'acceptation de soi. Elle a été faite au format A4, au crayon de couleur et à l'encre de chine. Note d'intention : On se hait, on se dégoûte, on jalouse. L'acceptation de soi est l’une des choses les plus compliquées à faire dans notre Société. On n’est jamais assez bien, jamais assez comme les autres finalement. On veut tous se ressembler, ne pas être le clou qui dépasse. Mais si tout le monde essaye de ressembler à tout le monde, à quoi ressemblons-nous vraiment ? Libérez vous de vos chaines, car au final, nous sommes tous des tas de chair, difformes, grotesques. Mais n’est ce pas ce qui fait de nous des êtres magnifiques ? Alors enlevez le masque de la honte, exposez vos corps imparfaits, montrer vos viscères, ce que vous avez réellement en vous, laissez parler vos fantasmes : soyez humain. Voici le sujet principal de cette bande-dessinée : l'acceptation de soi, être fier de qui nous sommes. Cela passe par plusieurs méthodes : des corps difformes, imparfaits, à la fois minces et gros, à la fois femme et homme, pour parler du dégoût et mépris de son corps, quand celui-ci ne correspond pas aux critères qui nous sont imposés, tout en faisant un lien subtil à la transidentité. Et une réflexion sur la signification des couleurs, avec notamment une grande utilisation du vert, associé au dégoût, et le rouge associé à la honte mais aussi à la haine. J’ai utilisé principalement le crayon de couleur, car c’est un medium assez gras, assez précis, pour au mieux retranscrire la chair et tous ses détails. Mais aussi pour laisser exploser les couleurs, qui ici représentent le vrai soi. En opposition au noir et blanc de la sixième page, des teintes qui se fondent dans la masse comme la laine des moutons. Enfin, il y a peu de texte, pour laisser place aux images horrifiques qui se suffisent à elles-mêmes. Pour laisser place aux pensées, car il n y a jamais de dialogue, ici, seulement un tourment interne, une introspection de soi.
